La Restauration genevoise est la restauration de la république de Genève, le 31 décembre 1813 au départ des troupes napoléoniennes. Elle se commémore par une fête célébrée à Genève chaque 31 décembre.
Après avoir conservé son indépendance jusqu'en 1798, Genève est annexée par la France et devient le chef-lieu du département du Léman. Au moment de la défaite de l'armée napoléonienne, Genève est libérée le 30 décembre 1813 par les troupes autrichiennes de Ferdinand von Bubna und Littitz, et, le lendemain, après le retrait définitif du préfet Guillaume Capelle, un gouvernement réactionnaire dirigé par l'ancien syndic Ami Lullin proclame la restauration de la république de l'Ancien Régime1. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un État isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération suisse. Le 1er juin 1814, les troupes suisses (des contingents fribourgeois et soleurois) débarquent au Port Noir à Genève, puis, en juillet, commencent les négociations pour l'entrée de Genève dans la Confédération. Malgré la crainte des catholiques suisses face à la « Rome protestante » et aux troubles qu'elle a connus au xviiie siècle, le rattachement est effectif le 19 mai 1815, grâce, notamment, à l'influence exercée par le Tsar de l'Empire Russe Alexandre I, au Congrès de Vienne de 1815, au cours duquel la Russie a défendu l’indépendance et la neutralité de la Suisse.
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